Chez l'OCA, chaque signalement suit un processus rigoureux — de l'observation initiale jusqu'à la transmission à l'ARCOM. Voici comment nous travaillons, sans jargon.
Chaque signalement — qu'il vienne d'un bénévole ou d'un citoyen — suit le même parcours structuré en 5 étapes.
Nos bénévoles visionnent régulièrement les émissions des chaînes surveillées. Les citoyens peuvent également soumettre un signalement via notre guichet en ligne. Tout propos susceptible de constituer un manquement est horodaté et conservé.
Chaque signalement est examiné par un bénévole formé à l'analyse des conventions audiovisuelles. Nous vérifions si les propos constituent effectivement un manquement, à quelle catégorie il appartient, et quelle est sa gravité sur une échelle de 1 à 5.
Le signalement validé est enregistré dans notre base de données avec la citation exacte des propos, l'analyse rédigée, le nom du locuteur, la chaîne et la date. Cette traçabilité est essentielle pour constituer des dossiers solides.
Les manquements les plus graves sont regroupés et transmis officiellement à l'ARCOM sous la signature de l'association. Un dossier porté par l'OCA a bien plus de poids qu'une plainte individuelle isolée — c'est toute la force du collectif.
Une fois les dossiers transmis, l'OCA ne s'arrête pas là. Nous assurons un suivi actif pour vérifier que l'ARCOM joue bien son rôle de régulateur. Si un signalement reste sans suite injustifiée, nous relançons, interpellons publiquement et documentons les manquements de l'autorité elle-même. La régulation des régulateurs fait aussi partie de notre mission.
L'OCA s'appuie sur des outils numériques accessibles et une organisation bénévole structurée pour maintenir une veille de qualité.
Tous les signalements sont enregistrés dans une base structurée accessible à l'ensemble de l'équipe. Chaque entrée contient la citation, l'analyse, le locuteur, la date et le score de gravité. La cohérence des données est garantie quelle que soit la personne qui traite le signalement.
Un tableau de bord accessible au public affiche en temps réel les statistiques de notre veille : nombre de signalements, chaînes les plus concernées, types de manquements les plus fréquents. La transparence totale est une condition de notre crédibilité.
Notre formulaire de signalement guidé permet à n'importe quel citoyen de soumettre un signalement en 5 minutes. Les informations sont directement intégrées dans notre processus d'analyse — aucun signalement ne reste sans réponse.
Chaque semaine, l'OCA publie un bulletin récapitulatif des manquements détectés. Ce document synthétique est à la fois un outil de communication citoyenne et une archive consultable par les journalistes, chercheurs et associations partenaires.
Nos bénévoles analysent chaque contenu selon quatre grandes catégories de manquements.
Propos discriminatoires, déshumanisants ou incitant à la haine envers un groupe de personnes en raison de leur origine, religion, orientation sexuelle ou autre caractéristique.
Affirmations factuellement inexactes présentées comme vraies, manipulation de données, omissions volontaires ou contextualisations trompeuses sans correction.
Débats déséquilibrés où un seul point de vue est représenté sur des sujets politiques ou de société, sans contradiction ni voix divergente pendant une durée significative.
Publicité déguisée, non-respect des obligations de protection de l'enfance, atteinte à la présomption d'innocence, ou tout autre manquement aux conventions audiovisuelles.
Tout signalement citoyen est lu et traité dans les 72h. Vous recevez un retour si vous avez laissé votre email.
Vos coordonnées ne sont jamais publiées. Seul le contenu du signalement peut figurer dans notre registre public, de façon anonymisée.
Votre signalement rejoint un corpus documentaire. Même s'il semble isolé, il peut faire basculer un dossier vers une transmission officielle à l'ARCOM.